« Assumer ses responsabilités », tel était le sujet du jour lors de l’événement sectoriel annuel du secteur suisse de l’assurance réuni aujourd’hui au Casino de Berne. Le président de l'ASA, Stefan Mäder, qui dirigeait pour la première fois la manifestation, a souligné la nécessité de « réévaluer la pondération entre le soutien de l'État et la responsabilité individuelle » et a invité les représentants du secteur de l'assurance à participer activement au façonnement d’une Suisse résistante et capable d'affronter l'avenir. « La responsabilité individuelle réduit le besoin de protection collective et permet à l'État de se concentrer sur les choses qu'il maîtrise le mieux. » Dans son allocution, le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), a abondé en ce sens en se référant à la politique industrielle : « La Suisse entend continuer de privilégier une politique industrielle horizontale par une amélioration régulière de ses conditions-cadres et par une réduction des coûts de production des entreprises, plutôt que par des soutiens ciblés ou sectoriels. » 

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La liberté entrepreneuriale, préalable indispensable à la responsabilité individuelle

Pour Stefan Mäder, une réglementation adaptée revêt une grande importance. « Il faut des conditions d’exercice appropriées pour que les compagnies puissent mener leur activité en toute autonomie », a-t-il souligné. Il s’agit d’éviter les ingérences à faible valeur ajoutée dans la liberté d'entreprise. Ces propos visent tout spécialement le rapport du Conseil fédéral sur la stabilité bancaire. L’industrie de l'assurance salue l'orientation du rapport en faveur d’une réglementation adaptée aux risques, comme réclamé par les acteurs du secteur. « Il va falloir accompagner de près la suite de la procédure, afin que l'Association Suisse d'Assurances puisse intervenir exactement là où cela semble pertinent », a déclaré Stefan Mäder.

L'autorégulation relative à l’écoblanchiment, un bon exemple

Jürg Müller, directeur d'Avenir Suisse, a également soutenu cette injonction lors de son intervention : « Il nous incombe à tous de nous élever contre toute réglementation inutile », a-t-il souligné. À titre d’exemple encourageant, Stefan Mäder a cité la décision prise le 19 juin 2024 par le Conseil fédéral de renoncer à la promulgation de dispositions légales par voie d’ordonnance et de soutenir la solution sectorielle, ce qui a contribué au renforcement de l’autorégulation comme instrument de la responsabilité individuelle. Sans compter qu’une autorégulation est plus facilement adaptable aux développements internationaux et à l'évolution des besoins. Selon lui, c'est le fruit d'un travail intense des associations économiques, mais aussi d'une bonne concertation avec les autorités et les autres parties prenantes. (ASA/hzi/ps)

Nouvelles élections et réélections au sein du comité directeur de l'association

Lors de la 94e assemblée générale qui s’est tenue le même jour, Clemens Markstein, CEO de Baloise Suisse, et Roman Stein, CEO de Swiss Life Suisse, ont été élus au sein du comité directeur, qui compte 14 membres. Ils succèdent à Markus Leibundgut, CEO de Swiss Life Suisse, et à Michael Müller, CEO du groupe Baloise.

Juan Beer, CEO de Zurich Suisse, et Patrick Raaflaub, group chief risk officer et membre du directoire du groupe Swiss Re, tous deux vice-présidents, ont été réélus pour un nouveau mandat de trois ans. Reto Dahinden, CEO de Swica, Martin Jara, CEO d'Helvetia Suisse, et Michèle Rodoni, CEO de La Mobilière, ont également été réélus.