Malgré les surcoûts relativement faibles, le Conseil fédéral a décidé mercredi de prendre des mesures d'optimisation ponctuelles. Les pharmaciens doivent être encouragés à faire usage de leur compétence à remettre des médicaments sans ordonnance et ainsi éviter des consultations médicales inutiles.

Parmi les autres mesures, le Conseil fédéral propose d'adapter l'étiquetage sur les emballages en mentionnant que le médicament est disponible sans ordonnance. Il veut aussi uniformiser les exigences pour documenter les décisions de remise des médicaments reclassifiés de la catégorie C à la catégorie B de manière à alléger la charge de travail des pharmaciens.

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Inférieur aux craintes

Quelque 92 médicaments ont été reclassés de la catégorie C à la B. Ils peuvent nouvellement être remis aux patients par les pharmaciens et droguistes sans nécessiter de prescription médicale. Cela a entraîné la hausse des prix de 19 médicaments.

Le Parlement avait demandé un rapport sur le surcoût de cette reclassification. Dans son rapport, le gouvernement met en avant le fait que les patients se rendent davantage chez le médecin afin de recevoir une ordonnance, ce qui n'est pas toujours nécessaire. Une autre raison est l'augmentation du prix du médicament suite à l'adaptation de la part relative à la distribution, c'est-à-dire la rémunération des pharmacies, qui varie en fonction des catégories.

Lors des débats parlementaires, les milieux pharmaceutiques avaient exprimé la crainte que cette révision entraîne des coûts supplémentaires d'environ 100 millions de francs. Il est toutefois nettement inférieur, constate le gouvernement. (awp/hzi/ps)